Vraiment, il n’y a pas de quoi crier au scandale pour ce petit milliard d’euros. Il faut savoir que les pauvres traders de BNP Paribas ne seront pas seulement rémunérés à la performance. Le comportement sera aussi pris en compte. Pas la politesse ou la ponctualité. Non. Mais le risque pris dans les opérations financières. C’est du moins ce que l’on affirme, aujourd’hui, du côté des banques. Car, la mémoire courte semblant être une caractéristique de la bulle financière, ce critère moral pourrait bien à la trappe, au moment de passer à la caisse…
Moralité posté le mercredi 05 août 2009 15:56
Nobel... posté le mardi 04 août 2009 11:02
Un disparu est toujours formidable. Mais de là à demander qu’on lui attribue le prix Nobel de la paix ! C’est pourtant ce que souhaitent 15.000 fans de Michael Jackson, dans une pétition sur Internet. Où il est souligné combien le chanteur « s’est donné corps et âme, tout au long de sa vie, pour améliorer la situation globale des enfants et de l’Humanité »… Gageons que c’est une (mauvaise) blague d’internaute. Il aurait été plus amusant et correct de proposer Bambi pour le Nobel de physique. Lui qui défiait les lois de la pesanteur sur les pistes de danse.
Gastronomie posté le lundi 03 août 2009 11:00
« Au début, j’ai pensé que c’était de la m…. Et après, j’ai regretté que ce n’en fût pas ». L’humoriste Jacques Bodoin a beaucoup contribué, dans les années 60, à l’impopularité de la panse de brebis farcie. Un goûtu plat national écossais, du moins le croyait-on. Car, une historienne écossaise (on n’est jamais trahi que par les siens) affirme que cette recette est une invention anglaise. Révélation qui devrait faire réfléchir nos amis d’outre-Manche. Eux qui n’ont jamais cessé de nous bassiner avec nos goûts culinaires en matière de grenouilles…
Champignons du monde posté le samedi 26 juillet 2008 13:27
Je viens de publier un livre en ce mois de juillet. Son titre: Champignons du monde.
Il est plus simple de se le procurer sur les sites d'achats de livres en ligne. Comme celui de la FNAC.
Un petit extrait pour donner le ton...
7 juin 1970
Il fait une chaleur écrasante. Guadalajara, au Mexique, ce n'est pas Nevers. J'ai de la sueur qui me coule dans le dos. Je suis complètement ratouillé. Faut dire que l'enjeu en vaut la chandelle. On joue contre l'Angleterre. Pelé est vachement sympa avec moi. On n'arrête pas de faire des combinaisons à deux. C'est comme s'il n'y avait que nous sur le terrain. Les Anglais, on les fait tourner en bourrique.
J'ai eu une dérogation spéciale pour jouer avec le Brésil. C'est vachement rare pour un Français. En plus, je n'ai que huit ans. Mais ça n'a pas posé de problèmes.
L'arbitre va bientôt siffler la fin de la partie. C'est sûr, dans quelques jours, on va gagner la coupe du monde. Pour la troisième fois! On va faire la fête. Ca tombe bien, il y a des bouteilles de Fruité plein le frigo.
Pelé me fait une passe et je décoche une patate du diable. Sur le poteau du goal. Le match s'arrête. Tonton vient d'entrer dans le jardin. Il a le ballon dans les mains et fait semblant de me le lancer. Ca m'énerve un peu. Alors, il s'approche de moi. Il est costaud tonton. Il m'embrasse sur le front et il me dit de ne pas attraper froid. Je lui dis que je vais bientôt rentrer aux vestiaires. Il s'inquiète du score. Je lui dis qu'on a mis dix buts aux angliches. Il n'en revient pas.
Le beau mois de juin de Joseph d’Anvers posté le vendredi 06 juin 2008 11:59
L’actualité de Joseph d’Anvers s’accélère en ce mois de juin. Le lundi 16, il invite à découvrir L’homme sans âge, l’album qu’il a écrit et composé pour Dick Rivers. Et le 23, de plonger dans Les Jours sauvages, son deuxième album chez Atmosphériques. Deux albums, deux histoires qu’il raconte avec passion. Et qui souvent se superpose à une troisième : celle de sa rencontre avec Alain Bashung. Pour qui il a écrit Tant de nuits, dans l’album Bleu pétrole, sorti en mars 2008.
Comment a débuté cette collaboration avec Dick Rivers? En juillet 2006, aux Francofollies, nous avions fait une reprise de I walk the line de Johnny Cash. Il m’a demandé de lui écrire une chanson. Je lui en donné six et sa maison de disque en voulait plus encore. C’est la première fois qu’un album de Dick Rivers est entièrement écrit par une seule personne. J’ai travaillé avec deux producteurs anglais d’expérience, Kevin Bacon et Jonathan Quarmby (*). Dick est un personnage, mais on lui a souvent écrit des chansons très second degré. Moi, je voulais des textes sérieux, poignants. J’aimerais bien qu’après cet album on le voit différemment.
Quand as-tu commencé à travailler ton deuxième album? À la fin de la tournée, en mars 2007, j’avais une trentaine de nouvelles chansons. Dans la lignée Des choses en face. Mais je ne voulais pas refaire le même album. Je viens du rock et j’avais envie de retourner vers ce genre de rythme. J’ai donc enregistré des chansons, j’ai enlevé la guitare et j’ai posé une rythmique. Je voulais être à la croisée du rock de la pop et du hip-hop, un peu comme Gorillaz. J’ai réalisé des maquettes assez poussées, pour bien me faire comprendre, mais qui me laissaient une grande liberté pour après.
Ta rencontre avec le producteur Mario Caldato Jr.? J’ai laissé de côté le complexe franco-français. J’ai fait un pari. J’ai dressé une liste de quatre producteurs avec lesquels j’aimerais travailler. Je les ai contactés, les quatre étaient intéressés. Celui que j’avais placé en tête, Mario Caldato Jr. (The Beastie Boys, Beck, Manu Chao, etc.), était le plus enthousiaste. Il m’a dit de venir au Brésil avec ma guitare. J’ai passé un mois à Rio. Il m’a accueilli dans sa famille, à Ipanema. C’était incroyable de se retrouver avec ce type qui a travaillé avec des pointures. Il s’est investi à fond. C’était aussi un pari pour lui.
Ensuite, direction Los Angeles. Je suis allé au Brésil fin septembre 2007, puis à Los Angeles au mois de novembre. Là, j’ai travaillé l’enregistrement et le mixage avec Money Mark (clavier occasionnel des Beastie Boys). En plus on a fait un duo Ce n’était pas prévu au départ. 9a c’est fait un peu comme pour le premier album avec Miossec.
Quel regard portes-tu sur ce deuxième album? Ma musique a évolué. Et mes mots sont plus des mots de l’âme que de l’homme. Travailler avec Bashung m’a amené vers une nouvelle manière de mettre les mots ordre. C’est plus poétique et surtout plus mélodique. Bashung dit : « Une chanson on y vient pour la musique, on y revient pour les textes. » Ce n’est pas la chanson que l’on perçoit à la première écoute.
Cette rencontre avec Bashung a été importante? C’est la pierre angulaire de mon travail. La rencontre avec Mario Caldato également. Tous les deux m’ont dit « Je te fais confiance. Fais ton propre truc. » Bashung a une manière de voir les choses. Il m’a parlé de ses errances, de son premier succès qui lui est tombé dessus (avec Gaby). Il m’a dit qu’il fallait que je gagne du temps en profitant de l’expérience des anciens. Pour mieux trouver ma route.
Bientôt sur scène? Le 7 octobre, je jouerai au Nouveau Casino, à Paris. Money mark sera là. Et il y aura un musicien de plus que lors de la tournée précédente. Un cinquième homme, ou une cinquième femme, qui apportera ce métissage que l’on trouve dans l’album. Car, à l’inverse de la précédente tournée, nous essaierons d’être au plus près du son de l’album.
On en reparle.
(*) Ils ont produit, notamment, The Pretenders, Richard Hawley, Tiken Jah Fakoly et Primal Scream.



